Home Evènements 24 H sur la Terre 2014 « I’M BIOTIFUL » : Une goutte d’espoir en provenance des habitants de Nouvelle Calédonie
« I’M BIOTIFUL » : Une goutte d’espoir en provenance des habitants de Nouvelle Calédonie

« I’M BIOTIFUL » : Une goutte d’espoir en provenance des habitants de Nouvelle Calédonie

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Communiqué de presse – 14 février 2015

La maison des Acteurs de Paris Durable accueillait le 12 février dernier, la 9ème édition du Festival « Les frontières du court », sous la présidence pour cette année de Mr Jean-Louis Rastoin, Directeur de la Chaire UNESCO en alimentation du monde, professeur émérite de SupAgro à Montpellier, agronome et économiste.

Organisé par la Société Européenne des Réalisateurs de l’Environnement (La S-E-R-E), ce festival est par la même occasion un moyen de rendre hommage aux réalisateurs, aux journalistes et aux professionnels de l’audiovisuel dédiés à ce domaine, en rappelant le caractère essentiel voire inhérent de leurs contributions quant à une meilleure compréhension du fonctionnement de notre planète, des impératifs et des besoins qui gouvernent nos écosystèmes et notre environnement. Des éléments indispensables donc, permettant par la même occasion, de refléter les propres impératifs et les propres besoins de l’homme.

UNE REGION DU MONDE EN PREMIERE LIGNE FACE AUX EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

En remportant pour cette 9ème édition le prix du meilleur court métrage « I’m Biotiful » nous permet l’espace de quelques instants de quitter notre quotidien pour aller à la rencontre des habitants de cet archipel situé à environ 17 000 kilomètres de nos côtes : la Nouvelle-Calédonie.

Il permet notamment de nous rappeler la vulnérabilité de sa population face aux dérèglements climatiques et environnementaux : Les habitants des Etats du Pacifique étant en première ligne face aux dangers du changement climatique.

Avec une population de plus de 260 000 habitants, la Nouvelle-Calédonie n’est pas seulement l’Archipel du Nickel, de l’industrie métallurgique, des coins paradisiaques et du tourisme de luxe. C’est aussi le pays de l’exode rural, qui voit sa population agricole en constant déclin alors que parallèlement si dépendant des importations alimentaires. Un pays où le dévelopement de l’industrie s’est fait au grand détriment des économies locales, où l’accès au foncier rime avec difficulté pour de nombreux habitants notamment pour les jeunes agriculteurs désireux de s’installer. Un pays confronté à l’insuffisance de revenu face aux coûts de la vie, aux effets de la crise économique notamment, dont on connait le prix. Un pays loin d’être exempté des ravages de la pollution industrielle et dont les taux d’emissions de gaz à effet de serre qu’elle produit ne doivent en aucun cas être pris à la légère.

« I’m biotiful », une sorte d’échos de nos propres attentes, de nos propres espoirs, de nos propres peurs. Une sorte de resonance face à nos propres défis, à nos propres impératifs, mais qui est aussi et avant tout, un véritable message porteur d’espoir.

L’AGRICULTURE RAISONNEE, L’ELEVAGE BIOLOGIQUE ET LES CIRCUITS-COURTS COMME MOYENS D’ACTION DE LA PART DES HABITANTS DE L’ARCHIPEL

Ainsi, ce petit bijou de court métrage, nous enseigne comment dans la région de Canala, Pauline et Basile cultivent les taros d’eau de manière totalement naturelle et «font revivre le sol en le nourrissant» «tout en veillant sur la terre ». Il montre comment pour ce couple, le terme « Bio » dépasse le concept de labellisation ou encore de culture certifiée, pour être entendu et envisagé comme un véritable savoir-faire issu du passé, issu des techniques et des méthodes « des anciens » et transmis génération après génération. Un art de cultiver les sols donc, à travers un respect profond pour notre terre.

Vous découvrirez comment le Col de la Pirogue dans la province sud est habité par la sagesse de Julien et Stéphanie à travers la Permaculture. Culture qui libère la terre en lui redonnant toute l’autonomie de ses propres capacités et de sa propre mémoire. Où à travers ce mode de production, il n’est plus question ni d’engrais, ni de pesticides, ni de labour mais d’autonomie laissée aux organismes vivants, capables peut être mieux que nous d’entretenir nos sols.Une culture où l‘homme reprend son rôle en laissant à la nature les siens pour ne devenir finalement plus qu’un cueilleur.

Nouméa où comment les parcelles de terre louées par la mairie aux habitants des lotissements sont converties en de véritables potagers bio. Dans un pays dépendant à plus de 90% des importations et où les dépenses liées à l’alimentation représentent le premier poste de dépense devant le logement, ces jardins acquièrent une importance essentielle. Ils permettent par ailleurs le maintien ou la création de lien social et culturel, éléments clés dans le quotidien des habitants.

Les Iles Loyauté où comment  la culture biologique est devenue le symbole de la lutte contre l’exode rural grâce à l’engagement de nombreux jeunes dans ce type de culture.

Ce sont ainsi 61 agriculteurs certifiés et 150 producteurs engagés dans la Labellisation Bio Pasifika développée par l’Association Bio Calédonia qui produisent à travers des méthodes respectueuses de l’environnement des produits plus sains, nutritionnellement plus adaptés aux besoins de nos organismes tout en permettant de redynamiser les territoires.

Lorsque l’on sait que 95 % de la surface agricole de la Nouvelle-Calédonie est destinée à l’élévage, la pratique d’élevage biologique ou raisonnée révèle non plus du domaine du conseillé mais du domaine de l’impérieux. C’est ce qu’on décidé de pratiquer Sébastien et Sabina sur l’Ile au Puen au large de Boulouparis. En devenant éleveurs de bovins et de poules Bio, ce jeune couple pratique un élévage basé sur le respect et le ressenti des animaux. Un élevage où le quotidien des bêtes n’est pas rythmé par le stress ou les tensions mais par des méthodes douces et notamment la biodynamie, permettant par la même occasion de donner à leur viande une qualité bien meilleure que celle en provenance d’élevages « Intensifs ».

La filière apicole biologique est aussi représentée, grâce au travail et à l’investissement d’André et Lorette au mont Mou où « qualité et authenticité » sont les attributs choisis par ce couple pour qualifier leur production de miel biologique. Un miel produit dans des ruches recouvertes d‘une cire fabriquée naturellement, c’est à dire exemptée de tout insecticide et à base d’opercules fondues puis transformées.

Bel exemple « d’Amap » dans la Tribu de Ouaté, où pour Bernadette, Eveline, Odile et Marie-Angèle la vente de leurs paniers bio est synonyme «d’ avenir » pour leur tribu. Des paniers remplis à partir des cultures en provenance de leurs propres jardins  : Igname, tomate, haricot, salade, banane, manioc. Des femmes convaincues des effets positifs de ces pratiques pour les économies locales et qui en appelent d’ailleurs à tous les jeunes de l’île à cultiver la terre de cette manière.

Tamoa où comment ce petit village abrite l’exploitation agricole biologique de Marion. Exploitation transmise de père en…fille et dont les récoltes réparties en paniers bio, permettent non seulement de dynamiser les territoires mais aussi d’alimenter plus de 65 foyers par semaine.

UN HOMMAGE AUX GARDIENS DE CETTE TERRE

Du Nord au Sud, d’Ouest en Est, ces témoignages d’hommes et de femmes issus ou nom du domaine agricole mais qui s’en sont retournés à la terre pour y pratiquer une culture respectueuse des hommes et de l’environnement représentent une voie d’espérance mais aussi un exemple de solidarité pour nos générations futures. Un exemple de pratiques et d’art de vivre qu’il convient non seulement de diffuser mais aussi d’encourager et de promouvoir.

Un reportage qui rappelle notamment que face aux impératifs climatiques et environnementaux, il n’existe aucune frontière et que tout le monde est concerné.

Joanna Moreno

Rédactrice environnement,

Paris le 14 février 2015

 

+++EN SAVOIR PLUS+++

Durant cette soirée, la présence de nombreuses personnalités et professionnels engagés et impliquées dans le domaine de l’environnement : Dominique Roberjot et Christine della Maggiora, les réalisateurs du court métrage, mais aussi Jean-Marc Gresta directeur des programmes de TerreTv, Alain Zecchini, Administrateur, Marie-Pierre Cabello, journaliste (S-E-R-E), Pascale Joannot MNHN , Patrice Richard, Recherche, des membres de l’IRD notamment Catherine Boutet, Dominique Ferrari, productrice, Pascale Marccagi RadioEthic, Martine Bourachot et Patricia Valeur du Ministère de l’environnement, ainsi que de nombreux représentants (tes) du monde de la recherche, du journalisme et universitaire (élèves de la Sorbonne)…Et Pardon pour celles et ceux que je n’ai pas cité !

La Société Européenne des Réalisateurs de l’Environnement est notamment dirigée par Marie-Pierre Cabello, journaliste et Présidente de l’Association, Alain Zecchini, journaliste scientifique,Yann Le Gallic Webmaster : http://www.s-e-r-e.net/

Pour les programmes primés et afin de visualiser « I’M BIOTIFUL », rendez-vous sur Terre.tv

http://www.terre.tv/ Rubrique : Frontières du Court 2014 http://www.terre.tv/fr/6184_lfc2014–im-biotiful

La 9ème édition de ce festival a été chaleureusement accueillie dans les locaux de la Maison des Acteurs du paris Durable : http://www.acteursduparisdurable.fr/

La maison des Acteurs du Paris Durable s’efforce jour après jour de mettre à la lumière toutes les initiatives, les actions et les activités qui contribuent à faire de Paris une ville durable.

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