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Fauchés contre Faucheurs, et le consommateur au milieu

Fauchés contre Faucheurs, et le consommateur au milieu

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Si on ne devait garder que 2 images fortes du dernier salon de l’Agriculture, ce serait celle des fauchés et celle des faucheurs.

D’un côté la colère d’agriculteurs fauchés, ruinés par un système productiviste à bout de souffle, abandonnés par les quotas, étranglés par l’embargo russe et délaissés par leurs bailleurs.

De l’autre, la colère des faucheurs volontaires qui ont manifesté contre les OGM, et particulièrement contre les variétés dites cachées puisque présentes dans des cultures destinées aux agrocarburants. Et ils ont raison : on estime aujourd’hui que 30 % des cultures de tournesol ou de colza en France sont issues de la mutagénèse, technique reconnue comme OGM mais autorisée par la directive européenne 2001/18.

Et plus les terres agraires seront destinées à la production d’Ethanol, comme c’est massivement le cas du Brésil, moins il y aura de ressources disponibles pour l’alimentation du bétail et de l’humanité. Et plus on aura recours aux OGM pour nourrir les troupeaux qui nous nourrissent !

Vous suivez toujours ? Vous avez du mérite parce qu’au milieu de ces camps retranchés sur leurs positions se trouvent les consommateurs, complètement perdus : personne ne veut d’OGM dans son assiette, et pourtant l’Europe (et donc la France) importe massivement des oléoprotéanigeux en provenance des USA et du Brésil. Destinés à nourrir le cheptel, on les retrouve dans le poulet que vous avez dégusté hier ou le steack de boeuf que vous pensiez manger demain. En France, excepté le bio, 90% des animaux d’élevage sont nourris à base d’OGM.
Ce serait donc notre faute à nous les consommateurs, toujours plus avides de produits carnés, et c’est un discours qu’on entend souvent chez les responsables de l’industrie agroalimentaire : à force d’exiger de manger de la viande 5 fois par semaine, nous sommes contraints d’importer des oléoprotéagineux pour satisfaire le marché.

Mais qui nous empêche de manger sainement ? Qui, si ce n’est le lobby industriel, lutte contre l’introduction du bio dans les cantines scolaires ? Dans cette cacophonie de positions divergentes, il est urgent que les consommateurs se fassent entendre : à quand une consultation populaire sur le sujet ? 2017 approche, il faut que ce débat soit mis au menu !

Sur Terre.tv, vous trouverez nos vidéos qui rétablissent quelques vérités sur l’agriculture sans OGM,
Bonne semaine, bonnes vidéos,  L’équipe Terre.tv

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